Quand la plume entre les mains
Est lourde et assassine
A travers des mots de fiels
Qui songent à brûler les exils
C’est comme tout le désert
Qui rage après la pluie
C’est une errance sans fin
Sur des mots en enfilade
Dont le sens ne serait qu’un cri
Des mirages à l’image du déni
Des illusions qui habillent des vérités
La plume n’est jamais hésitante
Quand on s’en sert comme une gifle
Ce sont des phrases sans fond
Et remplies pourtant
D’un débit assourdissant
Un fracas immature de colère
C’est la tempête qui emporte
Le beau et le bon
Le sensé et la raison
Et à la fin
C’est la page blanche qui rêve
De ne plus être noircie
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